Les systèmes d'écriture japonais : kanji, hiragana, katakana

Études slaves, asiatiques & orientales · Bachelor 1

Trois écritures combinées : origine des kana, lectures on'yomi et kun'yomi, okurigana, furigana.

Introduction

Le japonais s'écrit en combinant trois systèmes : les kanji, caractères empruntés au chinois, et deux syllabaires, hiragana et katakana. Les kanji servent à noter le sens lexical (noms, racines verbales), les hiragana les terminaisons grammaticales et les particules, les katakana les mots d'origine étrangère, les onomatopées et certains noms propres ou termes scientifiques.

Les deux kana dérivent de caractères chinois simplifiés. Le hiragana provient de formes cursives de kanji (cf. les manjōgana), notamment utilisé à l'époque de Heian par les femmes de cour, d'où le nom d'« écriture féminine » (onnade). Le katakana vient d'éléments de kanji, employés par des moines bouddhistes pour annoter les textes. Chaque syllabaire compte quarante-six signes de base, complétés par des signes diacritiques.

Un même kanji possède souvent deux types de lectures : la lecture on'yomi (d'origine sino-japonaise) et la lecture kun'yomi (japonaise native). Ainsi 山 se lit san en on'yomi, yama en kun'yomi. Les okurigana (kana qui suivent un kanji) indiquent la flexion, et les furigana (petits kana) guident la lecture. La liste officielle des jōyō kanji, révisée en 2010, compte 2136 caractères d'usage courant.

Objectifs d'apprentissage

  • Distinguer le rôle des kanji, hiragana et katakana
  • Expliquer l'origine des deux syllabaires
  • Différencier lecture on'yomi et kun'yomi
  • Utiliser okurigana et furigana pour lire un texte simple

Concepts clés

Écriture mixte
Phrase typique : kanji pour les mots lexicaux, hiragana pour les particules et terminaisons, katakana pour emprunts et onomatopées.
Origine des kana
Hiragana : cursive de kanji (manjōgana). Katakana : éléments de kanji, utilisés par des moines pour annoter. Chaque syllabaire compte 46 signes de base.
On'yomi et kun'yomi
On'yomi : lecture sino-japonaise, fréquente dans les composés. Kun'yomi : lecture japonaise native, fréquente pour les mots isolés.
Jōyō kanji
Liste officielle d'usage courant, qui compte 2136 caractères depuis 2010 ; les kyōiku kanji (1026) sont enseignés à l'école primaire.

Conclusion

Le système mixte japonais exige de combiner trois écritures, chacune avec ses fonctions. La maîtrise passe par la connaissance des lectures on'yomi et kun'yomi et des règles de flexion.

Les kana sont le cœur de la grammaire, les kanji le cœur du lexique.

Cartes

Combien de systèmes d'écriture japonais ?
Trois : kanji, hiragana et katakana (plus les rōmaji pour la transcription).
À quoi servent les hiragana ?
Aux terminaisons grammaticales, particules et mots sans kanji.
À quoi servent les katakana ?
Aux mots d'origine étrangère, onomatopées, noms scientifiques et d'emphase.
D'où viennent les hiragana ?
De formes cursives de kanji (manjōgana).
D'où viennent les katakana ?
D'éléments de kanji, utilisés par des moines bouddhistes comme annotations.
Qu'est-ce que l'on'yomi ?
Lecture d'origine chinoise d'un kanji : 山 se lit san.
Qu'est-ce que le kun'yomi ?
Lecture japonaise native : 山 se lit yama.
Que sont les okurigana ?
Kana écrits après un kanji pour noter la flexion, comme 食べる (ta-beru).
Combien de jōyō kanji depuis 2010 ?
2136.

Glossaire

Kanji 漢字
Caractères d'origine chinoise utilisés pour écrire le japonais.
Hiragana
Syllabaire de 46 signes de base.
Katakana
Syllabaire angulaire pour emprunts.
On'yomi
Lecture sino-japonaise.
Kun'yomi
Lecture japonaise native.
Furigana
Petits kana indiquant la lecture d'un kanji.
Rōmaji
Transcription en alphabet latin (système Hepburn le plus répandu).